

LA BAGNOLAISE
(© Didier MADELAINE - 2020)
(librement inspirée de "La Paimpolaise" de Théodore Botrel)
Quittant ses forêts et sa lande,
Quand le Normand se fait marin,
En allant aux pêches d'Irlande,
Voici quel est le doux refrain
Que le pauvre gars
Fredonne tout bas :
"J'aime Bagnoles et sa falaise,
Son église et son lac très grand.
J'aime surtout la Bagnolaise
Qui m'attend au pays normand."
Quand leurs bateaux quittent nos grèves,
Le curé leur dit : "Mes bons vieux,
Priez souvent Adam et Ève
Qui nous voient des cieux toujours bleus."
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas :
"Le ciel est moins bleu, n'en déplaise
À Sainte Madeleine, notre Maman,
Que les yeux de la Bagnolaise
Qui m'attend au pays normand !"
Guidé par la petite Étoile,
Le vieux patron, d'un air chafouin,
Dit souvent que sa blanche voile
Semble l'aile d'un marsouin.
Et le pauvre gars
Fredonne tout bas :
"Ta voilure, mon vieux balèze,
Est moins blanche, au mât le plus grand,
Que l'âme de la Bagnolaise
Qui m'attend au pays normand."
Le brave Irlandais, sans murmure,
Jette la ligne et le harpon.
Puis, dans un relent de saumure,
Il se couche dans l'entrepont.
Et le pauvre gars
Soupire tout bas :
"J'serions ben mieux à mon aise
Devant un joli feu ardent,
À côté de la Bagnolaise
Qui m'attend au pays normand."
Puis, quand la vague le désigne,
L'appelant de sa grosse voix,
Le brave Irlandais se résigne
En faisant un signe de croix.
Et le pauvre gars,
Quand vient le trépas,
Serrant la médaille qu'il baise,
Glisse dans l'Océan tout blanc
En songeant à la Bagnolaise
Qui l'attend au pays normand !

J'IRAI REVOIR BAGNOLES DE L'ORNE NORMANDIE
(© Didier MADELAINE - 2021)
(largement inspirée de "Ma Normandie" de Frédéric Bérat)
Quand tout renaît à l’espérance,
Et que l’hiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus doux,
Quand le Taureau redresse ses cornes,
Quand l’hirondelle est de retour,
J’aime à revoir Bagnoles de l'Orne,
C’est le pays qui m’a donné le jour.
J’ai vu les lacs de l’Helvétie
Et ses chalets et ses glaciers,
J’ai vu le ciel de l’Italie
Et Venise et ses gondoliers.
En parcourant toutes ces bornes,
Je me disais qu'aucun séjour
N’est plus beau que Bagnoles de l'Orne,
C’est le pays qui m’a donné le jour.
Il est un âge dans la vie
Où chaque rêve doit finir,
Un âge où l’âme recueillie
A besoin de se souvenir.
Lorsque ma muse devenue morne
Aura fini ses chants d’amour,
J’irai revoir Bagnoles de l'Orne,
C’est le pays qui m’a donné le jour.
Quand je reverrai la prairie,
Je chanterai à mon retour
Ce refrain qu’en d’autres patries
Je redisais à chaque jour.
Auprès de mon cher Capricorne
Pour l’égayer dans ses vieux jours,
Je chanterai Bagnoles de l'Orne,
C’est le pays où j’ai reçu le jour.
NOUVEAU !
Une nouvelle "mysté-rieuse"
dont l'action se déroule à Bagnoles de l'Orne Normandie
LES OS DE BAGNOLES
Et si vous aimez l'humour des mots,
lisez sans tarder l'ouvrage suivant :
DICTIONNAIRE IDIOLOGIQUE